“Salomé” de Charles Bryant (1923) d’après la pièce d’Oscar Wilde.

Synopsis:

La belle Salomé, dont le beau-père n’est autre qu’Hérode, tétrarque de Judée, entend la voix du prophète Jokanaan qui s’élève du fond de la citerne où on le tient captif. Elle éprouve le désir de connaître cet homme qui prédit de si terribles châtiments à la famille princière corrompue, et ordonne à un jeune Syrien de lui amener Jokanaan. À sa vue, elle se sent prise d’une violente passion ; mais le prophète, horrifié, la repousse et la maudit, tandis que le Syrien, amoureux de Salomé, aveuglé par la jalousie, se donne la mort. Son sang se répand sur les pas d’Hérode qui erre dans les jardins, poursuivi par des fantômes et brûlant de désir pour Salomé. Il demande à la jeune fille de danser pour lui, et lui promet, en récompense, la tête du prophète. Ainsi Salomé peut baiser les lèvres glacées de la tête coupée que lui apporte le bourreau ; exaspéré par ce spectacle, Hérode donne à ses gardes l’ordre d’écraser sous leurs boucliers celle qu’il n’a pu posséder.

A propos du film:

Salomé peut être considéré comme l’un des rares films « expérimentaux » produits par Hollywood dans les années 1920, à l’initiative de la comédienne russe Alla Nazimova et de sa protégée Winifred Shaughnessy, alias Natacha Rambova, scénographe du film. Tourné aux États-Unis, Salomé est l’adaptation cinématographique de la pièce éponyme d’Oscar Wilde, dont l’argument est emprunté à Saint Luc et à Flaubert (Trois contes). Il associe l’esthétique de l’Art nouveau anglais et les influences de l’avant garde russe. Rambova s’inspira, pour les décors et les costumes, des illustrations réalisées par Aubrey Beardsley pour la première édition anglaise de la pièce de Wilde, et fit venir les tissus des costumes et les accessoires spécialement de France. Nazimova investit, toute sa fortune personnelle dans la production, dont elle ressortit ruinée, laissant à la postérité l’une des icônes cinématographiques parmi les plus étonnantes de la production des années vingt.


Un extrait du ciné-concert “Salomé” de Charles Bryant (1923) d’après la pièce d’Oscar Wilde.

Musique écrite et interprétée par Marco Lacaille et Niels Mestre.
Marco Lacaille: basse électrique, percussions, looper et chant
Niels Mestre: guitare électrique et MIDI
Copie numérique (version originale sous titrée français): Lobster Films